Le toucher, je ne peux pas. C'est trop me demander, j'ai l'impression de prendre un aliment de crise.
L'embrasser m'écoeure : Comment utiliser des lèvres qui ne connaissent que le contact des doigts et du vomi ?
Faire semblant, comme si rien ne s'était passé, je n'y arrive pas.
Est-ce que Mélancholy passe encore par ici ? Après tout je ne sais pas, peut-être en tout cas il saura ce que je ne peux pas lui dire.
Je hais sa façon de mordre la vie à pleines dents, je hais sa façon d'accepter mes tca, je hais son enthousiasme pour un rien, je hais son désir pour moi, peut-être parce que je ne le comprends pas, je hais sa façon de manger en masse, je hais l'intérêt qu'il me porte. Tout ça parce que je suis obsédée par tout ce qui me rappelle la boulimie, tout ça parce que le sexe est devenu comparable au tca. Je hais ma tête, je hais mon corps, je hais ma haine, je hais ma monstruosité. Ça ne va pas fort ce soir.
Je voudrais tourner plusieurs pages en même temps, reconstruire ma vie avec quelqu'un qui ignorerait tout ça.