31 août 2008
pas bien
J'ai passée une semaine magique avec les copines. Au programme, plage, boutiques, restos... Et glande au soleil. Comme c'était bon. J'étais persuadée que ça me revitaliserait pour la rentrée. Tu parles...
Ça fait un jour que je suis rentrée, et ce midi même, j'ai éclater en sanglots, alors qu'on prenait tranquillement l'apéro l'homme et moi. Pourquoi ??? Merde j'ai mon homme, j'ai eu mes vacances, j'ai un boulot ! Alors merde ! Pourquoi ? Pourquoi j'ai envie de rien ? L'idée d'écrire un texte, de préparer un cours, de composer, de bosser un morceau, ça me fait pleurer !!! C'est grave bordel.
Désolée je suis vulgaire, mais là ça me prend grave la tête !
18 août 2008
Pas d'évolution
Toujours épuisée, vidée.
Je me sens redevable de pleins de choses. Je ne vois plus mes amis, j'évite mes collègues. Je fais juste une cure de mon homme et de famille.
Hier ça a pété. L'homme est triste de me voir ainsi. L'homme se sens impuissant et coupable de mon état. Ce n'est pas juste de souffrir tant d'amour.
L'homme me questionne beaucoup, l'homme me parle à coeur ouvert et vice et versa.
Heureusement qu'il est là.
16 août 2008
Petite bulle fais dodo dans les bras de sa maman

Bulle
le vide
Evidemment, mon vide est pleins de couleurs merveilleuses depuis deux mois.
Pourtant me voilà épuisée. Sortir de chez moi représente l'impossible, un effort démesurée. Je suis tellement bien dans ma nouvelle maison.
N'avoir envie de rien, paniquée à la moindre sortie, être épuisée de rien, ça m'énerve au plus haut point.
La rentrée pointant son nez de jours en jours, je voudrais dormir éternellement pour l'éviter. De toutes façon je n'ai qu'à m'allonger pour roupiller.
Je ne me sens pas reposée pour un sou.
Et compter, toujours compter. "Calorie". Pfff...
Non seulement je compte les miennes, et en plus celles des autres ! C'est plutôt effrayant. Je calcule sans cesse, telle une obsédée du chiffre gras. Déjà pour me déculpabiliser de manger soi-disant "normalement". Moi j'ai l'impression de bouffer. Alors je compare dans ma tête avec les assiettes des autres, me rassurant en me voyant à la baisse, où en me forçant à la hausse pour que personne ne se doute...
Ça ne m'apporte que souffrances et tortures au final. L'aiguille de la balance s'obstine aisément vers la droite, et la culpabilité s'accompagne de haine quand je me mets à blâmer les autres intérieurement. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il finiront par être gros et affreux à ne pas surveiller leur alimentation. C'est plus facile de projeter ses craintes sur les autres. Ce doit être ça, ou je suis vraiment un monstre...
Alors le vide perd de sa si belle couleur, et la boucle est bouclée.
Maladie de merde.
Alors ma bulle, elle est pas belle !? Le chaton devient jolie minette, non ???
14 août 2008
ça faisait longtemps
"L'ambre du miel" car le sang qui coule dans mes veines a tout simplement changé de couleur. Ce n'est plus ce rouge glauque et froid qui se frayait désespérément un passage dans mon corps, mais le velours et la douceur du miel qui caresse tout mon intérieur, et me fait briller.
Cette image me plaît "l'ambre du miel"
Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas exprimée par ici, déjà j'en éprouvais nul besoin, et il faut dire que le temps libre se fait rare.
Alors ça y est, je vous annonce tout ce qui comble mes journées de bonheur.
En deux mois, j'ai réalisé que j'aimais. J'ai troqué mon petit F2 pour une belle maison avec cet homme. J'ai rencontré ma belle famille et j'ai présenté la mienne. Je suis partie en vacances en amoureux. J'ai préparé des tas de menus aux chandelles que j'ai apprécié. J'ai aimé partager mon corps et découvrir l'autre. J'ai compris que ça ne pouvait être que lui. J'ai commencé mes projets de vie.
Quand on trouve "le crayon de couleur", celui qui sait vous offrir la bonne teinte au bon moment, on ne peut plus faire marche arrière. Alors chaque jour est un combat, car je refuse de voir ternir toute ces nuances pétillantes. Je refuse de me laisser bouffer, et c'est le cas de le dire, par cette maladie à la con. Certains moments sont durs. Chaque bouchée me glace de culpabilité, mais de sa mine il m'effleure tendrement et soucieux, et parvient toujours à colorier de plus belle mes espoirs.
J'ai envie de donner espoir à tous ceux qui ne croient plus. Jamais je n'aurais pu imaginer ça. Une chose est sure, si ça peut vous aider : il faut être franc concernant cette saloperie de maladie, sinon le crayon risque de se briser. Les erreurs peuvent arriver, mais si l'on reste honnête, il y a toujours une petite gomme, et le crayon redonne toute sa palette de teintes.
Comme c'est bon de sentir l'ambre du miel...
