Mes envies récentes de bouffe sont passées.
Noël approche et bien sûr que ça m'effraie, les grosses bouffes accumulées je connais, sauf que l'an passé je savais comment ça finissait. Cette année, je me dois pour mon couple et pour moi-même de tenir le coup. Forcément, ça va cogiter dans ma tête plus que jamais, mais je trouverai mon "ancre" pour ne pas m'obstiner et passer à autre chose, c'est la promesse que je me fais. Mon ami Loïc était surpris d'apprendre que je tiens le coup, ça faisait des mois qu'on avait pas abordé le sujet, d'autant que tous les deux bien occupés, on se voit très peu. Je ne parle pu boulimie dans mon entourage, j'en parlais déjà que très peu, et surtout à si peu de personnes, une main suffit amplement voire trop. Maintenant je garde ça pour moi. Je tiens à ce que ce soit du passé, peut-être qu'un jour j'oublirai ce mot tordu : BOULIMIE... Il n'est pas un jour sans que j'y pense, au boulot, à la maison, en train d'écrire, ça me saute aux yeux et ça mobilise toutes mes pensées. Ça coute cher de se dissossier de ces pensées, trop cher, et je crois que très peu de monde peut se rendre compte de l'effort que ça demande.
Se couper du monde est la phase primordiale, et se réintégerer à la société n'est vraiment pas évident, surtout auprès des gens que l'on aime, d'autant qu'ils n'ont pas forcément connaissance de cet affrontement perpétuel.
Je tiendrai.

C'était ma pensée du soir, à pleurnicher devant mon assiète, incapable d'avoir envie de manger...