29 avril 2009
assomée
Le traitement m'apaise déjà. Par contre je suis fatiguée comme jamais, si je pouvais je passerais mes journées au lit !
Vivement ce soir qu'on se couche...
25 avril 2009
merci mon homme
J'ai de la chance, de l'avoir à mes côtés.
Il voit qu'il y a un pb, et cherche quoi faire.
Mercredi, j'entre dans son bureau avant d'aller bosser, et il se met à me parler, à me dire qu'il faut que je prenne soin de moi. Et je pleure. Je pleure enfin. On prend rendez-vous chez le médecin.
J'arrive chez le toubib le lendemain, et il ne se prive pas de me dire que j'ai une salle t^te. D'ailleurs tout le monde me le dit, ça fait peur...
On parle. Mon homme est à mes côté, il parle aussi au médecin, voyant que je n'arrive pas à dire mon mal être.
Bref, c'est reparti pour un traitement. Le précédent à été stoppé trop tôt, parce que j'étais euphorique grâce à ma relation, on s'est dit que je pouvais l'arrêter, mais c'était une belle erreur. Alors on recommence, et cette fois on ne se fera pas avoir, on ira au bout des six mois de traitement.
Je dois m'habituer à ces anti dépresseurs, je suis fatiguée, j'ai pas d'énergie, mais je sais qu'il y a un temps d'adaptation. C'est pour mon bien...
17 février 2009
Pondre un oeuf
La poule n'a pas pondu. Elle croyait, les fermiers aussi. Finalement la poule doit toujours le pondre son oeuf.
Mais la poule sait que cet oeuf ne brisera jamais sa coquille. Cet oeuf sortira, et contiendra du"rien" comme tout ce qui tracasse la poule.
La poule a toujours eu peur du vide.
Alors les fermiers lui viennent en aide, il faut dire qu'elle semble fragile cette jolie petite poule.
Ils ont tenté de la soulager, et de lui faire sortir son oeuf, mais la poule a dressé ses plumes, s'est courbée de douleur et a compris que cet oeuf n'était pas là par hasard.
Un oeuf, rempli de vide...
Les fermiers sont des hommes gentils. Ils préfèrent opter pour des méthodes douces. Alors ils lui prescrivent des petites gouttes. C'est pas très bon, la poule fait la grimace, mais au moins elle ne souffre pas.
La poule attend...
Son oeuf, plein de rien, ne veut toujours pas montrer sa coquille. Alors elle attend, elle sent des choses étranges comme des contractions, des spasme, des gonflements, mais rien.
Elle attend encore.
Alors la poule regarde son coq, qui lui non plus ne dit rien. Il lui tend des chocolats, et la poule, pourtant écoeuré de tout, se jette dessus et les becte sans apprécier leur textures crémeuse et leur goût délicieux. La poule avale, avale et attend encore.
La poule, après une nuit agitée, se sent lourde, se sent triste, et ressent des choses affreuses. Elle se souvient des jours cloisonnées dans sa cabanne, à becter tout et n'importe quoi, sans contrôl. Elle a mal au ventre à cause des chocolats du coq, à cause des gouttes des fermiers. Et elle se dit que finalement, sa vie ne rime pas à grand chose, si ce n'est qu'à un oeuf vide.
11 février 2009
La vie continue
Je ne pensais pas être si faible après cette mésaventure. Mon ventre tire, mes seins sont toujours aussi douloureux, sans parler des reins. Mais surtout, j'ai beau être soulagée, pas prête à être maman, mon moral en a pris un sacré coup. J'y pense tout le temps, c'est plus fort que moi.
J'espère que ça va s'atténuer, je n'ai pas envie de faire une fixette la-dessus. J'aimerais oublier et faire comme si ça ne s'était pas passé.
Les vacances me font du bien, l'occasion de préparer le mariage petit à petit.
Allez zou, dodo
26 novembre 2008
Cogite trop
C'est terrible, tout s'accumule, je patauge dans la semoule tant je suis à la bourre sur tout, et du coup je fais tout à moitié. Je suis fatiguée et complètement vide. L'envie de tout laisser tomber m'oppresse et m'effraie. Envie de tout autre chose, d'une toute autre vie. Une future mariée devrait avoir le sourire non ?
Lui est mal aussi, c'est dur d'avancer quand on est deux dans le même état.
Je me sens coupable d'être malade, va falloir que je rattrape mes cours, comme si j'avais du temps.
Envie terrible de criser. Non je ne cèderai pas, ça serait trop bête après tout se temps d'abstinence, et pourtant ça aurait été mon issus il y a quelques mois.
Reste enfermée chez toi, il vaut mieux...
25 novembre 2008
Aucune amélioration
C'est même de pire en pire.
12 octobre 2008
confusion
De mon état général. Je suis malade, et je pense que je le ressens plus que quand je vais bien. Mon état dépressif et la fièvre me portent loin dans la réflection. Trop de choses me déçoivent, trop de futilités m'agressent, et la fatigue m'envahit et me pousse à un état sans lueur. Je suis sombre, triste, morne, laide, conne, seule. Tellement seule à l'intérieur. Je donne tout pour le taf, les projets, et à côté, je m'effondre petit à petit. Et que ça vienne grignotter le bonheur qui devrait émaner de mon regard, ça me fatigue encore plus.
En ce moment, le quotidien est loin d'être facile. On ne fait que se croiser dans cette grosse maison, l'un et l'autre surchargés. ET quand on se retrouve, on pète les plombs, car on est trop à fleur de peau. Ce serait trop beau de se soutenir plutôt.
Un peu de noir, beaucoup de calme, un verre de vin, une clope, et dormir des jours entier loin de cette vie de merde.
18 août 2008
Pas d'évolution
Toujours épuisée, vidée.
Je me sens redevable de pleins de choses. Je ne vois plus mes amis, j'évite mes collègues. Je fais juste une cure de mon homme et de famille.
Hier ça a pété. L'homme est triste de me voir ainsi. L'homme se sens impuissant et coupable de mon état. Ce n'est pas juste de souffrir tant d'amour.
L'homme me questionne beaucoup, l'homme me parle à coeur ouvert et vice et versa.
Heureusement qu'il est là.
16 août 2008
le vide
Evidemment, mon vide est pleins de couleurs merveilleuses depuis deux mois.
Pourtant me voilà épuisée. Sortir de chez moi représente l'impossible, un effort démesurée. Je suis tellement bien dans ma nouvelle maison.
N'avoir envie de rien, paniquée à la moindre sortie, être épuisée de rien, ça m'énerve au plus haut point.
La rentrée pointant son nez de jours en jours, je voudrais dormir éternellement pour l'éviter. De toutes façon je n'ai qu'à m'allonger pour roupiller.
Je ne me sens pas reposée pour un sou.
Et compter, toujours compter. "Calorie". Pfff...
Non seulement je compte les miennes, et en plus celles des autres ! C'est plutôt effrayant. Je calcule sans cesse, telle une obsédée du chiffre gras. Déjà pour me déculpabiliser de manger soi-disant "normalement". Moi j'ai l'impression de bouffer. Alors je compare dans ma tête avec les assiettes des autres, me rassurant en me voyant à la baisse, où en me forçant à la hausse pour que personne ne se doute...
Ça ne m'apporte que souffrances et tortures au final. L'aiguille de la balance s'obstine aisément vers la droite, et la culpabilité s'accompagne de haine quand je me mets à blâmer les autres intérieurement. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il finiront par être gros et affreux à ne pas surveiller leur alimentation. C'est plus facile de projeter ses craintes sur les autres. Ce doit être ça, ou je suis vraiment un monstre...
Alors le vide perd de sa si belle couleur, et la boucle est bouclée.
Maladie de merde.
Alors ma bulle, elle est pas belle !? Le chaton devient jolie minette, non ???
22 mai 2008
Pas la grande forme
Aujourd'hui c'est pas la forme olympique. Je me suis noyée dans mes douleurs, dans mes peurs, dans mon stress. je me suis abandonnée, juste le temps de souffler avant le jour J. Parce que demain est l'avant jour J, et que je n'aurai pas une minute à moi. Mon sourire se fera aussi spntané que faux, le temps d'essayer d'aimer la vie.
Et c'est reparti pour les faux semblants...