29 avril 2009
assomée
Le traitement m'apaise déjà. Par contre je suis fatiguée comme jamais, si je pouvais je passerais mes journées au lit !
Vivement ce soir qu'on se couche...
25 avril 2009
merci mon homme
J'ai de la chance, de l'avoir à mes côtés.
Il voit qu'il y a un pb, et cherche quoi faire.
Mercredi, j'entre dans son bureau avant d'aller bosser, et il se met à me parler, à me dire qu'il faut que je prenne soin de moi. Et je pleure. Je pleure enfin. On prend rendez-vous chez le médecin.
J'arrive chez le toubib le lendemain, et il ne se prive pas de me dire que j'ai une salle t^te. D'ailleurs tout le monde me le dit, ça fait peur...
On parle. Mon homme est à mes côté, il parle aussi au médecin, voyant que je n'arrive pas à dire mon mal être.
Bref, c'est reparti pour un traitement. Le précédent à été stoppé trop tôt, parce que j'étais euphorique grâce à ma relation, on s'est dit que je pouvais l'arrêter, mais c'était une belle erreur. Alors on recommence, et cette fois on ne se fera pas avoir, on ira au bout des six mois de traitement.
Je dois m'habituer à ces anti dépresseurs, je suis fatiguée, j'ai pas d'énergie, mais je sais qu'il y a un temps d'adaptation. C'est pour mon bien...
21 avril 2009
C'est terrible de se réveiller le matin en appréhendant d'avance la journée, de subir la mollesse d'un corps inerte, de sentir la boule au ventre, et d'ignorer pourquoi on se retrouve dans cet état macabre. C'est terrible de ne pas savoir quoi répondre à l'homme de votre vie quand il demande aimant "mais qu'est-ce qu'il ne va pas ??"
Culpabilité, angoisse, fatigue, dégout, peur. J'ai peur.
20 avril 2009
Rien de nouveau
Les vacances m'ont fait du bien, mais la rentrée à peine commencé, et me revoilà dans cet état... J'en ai marre.
02 avril 2009
Sous un visage tiré, cerné, tombant, le regard sombre, les yeux en lutte pour rester ouverts, le corps lourd et pantouflard, je me suis perdue.
Je n'arrive plus à trouver l'énergie, le sourire, la joie. Même la tristesse, je ne la ressens pas. Ma libido est largement en dessous de zéro.
Je ne sais pas quoi faire. Il y a cette boule dans mon ventre, qui parfois remonte dans le larynx et me coupe l'appétit. Il ya cette fatigue qui me pèse et me rend faible pour tout, même prendre une douche est difficile. Il y a ces larmes qui s'amassent derrière mes yeux et me tapent dans le front, mais elles ne sortent que par petites gouttes péniblement.
Il y a le monde qui m'entoure, qui me salue et anodinement me demande "ça va ?", juste par politesse et par habitude, et moi j'ai envie de hurler "non ça va pas". Alors j'esquive un petit sourire en répondant "les vacances vont faire du bien, je suis fatiguée".
Il y a mon amour. Comme tout spectateur, il ne peut que me transmettre son énergie. A moi de la prendre. Mais je n'y arrive même pas. Jusqu'à ce qu'il s'énerve et me rappelle qu'il ne peut pas m'accompagner la dedans, que c'est impossible. C'est là que ces quelques gouttes se faufilent timidement sous mon visage, honteuses d'être sorties de mon corps, elle ont hâtes d'être balayées par un mouchoir.
Il y a mon travail, pourtant un si beau travail... Et moi je le subis progressivement.
Il
y a les projets de vacances. ET je ne peux pas dire, "non putain de
merde, j'ai pas envie d'aller au parc d'attraction, ni en week end chez
eux, ni au concert de bidule, et encore moins chez les parents ! Je
veux juste dormir, vas-y toi, moi je me repose..." Je ne peux pas dire ça,
je me sentirais encore plus mal !
Le cercle infernal. je sais que les troubles alimentaires étaient salvateurs. Ils ne le sont plus, mais le problème de fond n'est pas réglé. Je suis bien trop fragile. Les échecs m'effondrent, au lieux de me faire évoluer. Peut-être que sans oeuf, la poule aurait continué à picorer naïvement. Ou peut-être qu'elle n'aimera jamais vraiment la vie, tout simplement.
29 mars 2009
ça fait longtemps
Je ne poste rien ces temps-ci. A vrai dire, rien ne sort, je ne sais que dire.
Je me pose beaucoup de questions, certainement trop... L'avenir m'effraie, ma carrière aussi, mes envies...
Et surtout j'ai le sentiment que ma dominatrice, et j'entends par là mademoiselle "dépression", m'attend, bien cachée, histoire de me surprendre...
Je crois que rien est guéri, je sens que ça va retomber, dans la mesure où plus rien ne m'attire, tout m'épuise, tout m'énerve, je ne supporte plus ma tronche...
Elle est tout près, je le sens.
Je ne sais pas pourquoi...
J'ai peur.
04 mars 2009
malade
Incapable de faire quoique ce soit !
28 février 2009
au lit
Grosse crèves, fièvre au dodo. Mais grosses pensées négatives.
Bosser pour des élèves qui s'en balancent, qui n'attendent que le final sous les projos, et qui ne veulent pas entendre que pour ça il faut un minimum s'investir, ça me dépasse. J'ai l'impression qu'ils viennent en cours juste pour dire qu'il font du théâtre. C'est désolant.
Et de mon côté je ne bosse plus pour moi, par faute de temps, et surtout je crois que j'ai baissé les bras. J'ai l'impression d'avoir donné ce que j'avais à donner et que mon tour et fini. J'ai horreur de ce sentiment j'en suis frustrée d'avance. Mais quoi que je "ponde", c'est mauvais, en tout cas je trouve ça "bas". Alors j'attends. Quoi, je sais pas, mais je me dis que peut^-être ça reviendra. Enfin, disons plutôt que j'ai envie que ça se passe comme ça.
Gros trou noir.
26 février 2009
Trop de question
Je suis persécuter dans ma nostalgie habituelle. Je me demande si je ne me suis pas trompé de vie. Pourquoi ai-je la boule au ventre avant d'aller bosser, alors que j'ai tout fait pour en arriver là ?
Pourquoi je rêve au moins cinq fois par nuit que je tombe dans un trou et que je me réveille en sursaut ?
Pourquoi je n'arrive plus à trouver le courage d'aller me promener ?
Pourquoi l'histoire de la poule m'a défaite à ce point ?
J'ai peur de ma vie.
19 février 2009
ELLE A ETE et ELLE SERA
Merci filou pour cette belle lueur d'espoir. Si la vie a été belle, elle le sera encore.
Seulement l'attente, en silence. C'est un peu effrayant non ?
En fait j'ai peur, car les rechutes viennent d'un coup sans nous prévenir, et parfois, se relever est trop difficile, ça parait irréalisable, tout nous dépasse et on a l'impression d'étouffer dans sa peine, on s'en veut de ne pas réussir à défier la sensation de mal être, comme si cet état était trop dominant pour nous. Alors culpabilité et perte d'espoir s'entremêlent en un tourbillon mouvementé dans ce qu'il nous reste de pensées pour sortir du trou noir.
Je me relèverai, je ne sais pas comment, mais j'aimerais trouver des solutions, pas des miracles magiques, mais simplement des solutions pour se surpasser dans ce qui semble tellement insurmontable.
Grosses bises à tous